Les exigences fondamentales (SB) de la Norme Chaussures de sécurité EN ISO 20345
Les exigences fondamentales d’une chaussure de sécurité sont rassemblées derrière le marquage SB.
Un fabricant qui obtient toutes les exigences ci-dessous peut considérer sa chaussure « chaussure de sécurité » et ainsi la commercialiser sur le marché en tant que telle.
Alors à quelles exigences la chaussure de sécurité doit-elle répondre pour obtenir le marquage SB? L’embout de protection
L’embout de protection
Raison d’être de la chaussure se sécurité, l’embout de protection a pour but de protéger les orteils des chutes d’objets.
Pour valider les exigences fondamentales de la chaussure de sécurité (SB), l’embout doit être intégré dans la chaussure de façon à ne pas pouvoir être retiré. Son matériau n’a aucune importance du moment qu’il passe les tests ci-dessous :
- L’embout doit offrir une résistance aux chocs équivalente à 200 joules ce qui correspond à un objet de 20kg lâché à une hauteur d’un mètre. Le test est effectué à l’aide d’un pointeau placé sur un rail vertical automatique. Une fois le test effectué on calcule la hauteur résiduelle sous l’embout, au niveau des orteils.
Par exemple, pour une pointure 42, il doit resté au moins 14mm sous l’embout après le test de l’impact à 200j.
- L’embout doit également passer un test d’écrasement sous une charge de 1500daN en pression continue. C’est le même principe que le test du choc : on regarde ensuite la hauteur résiduelle sous l’embout.
- L’embout doit également répondre à certaines mesures de profondeur, largeur et longueur.
La tige
La tige est la partie haute de la chaussure (c’est la chaussure sans la semelle).
Les tests normatifs effectués sur la tige pour l’obtention des exigences fondamentales de la chaussure de sécurité (SB), concernent les matériaux qui la composent.
Les matériaux de la tige doivent entre autres passer des tests d’abrasion, de déchirement, de flexion, de teneur en produits chimiques et de perméabilité.
L’arrachage tige/semelle
Dans la réalité la chaussure de sécurité est parfois malmenée (boue, détergeant, accrochages, etc). Dans les exigences fondamentales (SB) de la Norme Chaussures de sécurité, on teste donc la résistance à l’arrachage entre la tige et la semelle.
La semelle intérieure
Comme la tige, la semelle intérieure subit des tests d’abrasion et de teneur en produits chimique pour obtenir les exigences fondamentales.
La semelle extérieure
La semelle extérieure est également soumise à des tests de flexion, d’abrasion et de glisse. Le test de glisse atteste de la résistance de la semelle d’usure aux glissements sur des sols céramiques (SRA) et acier (SRB). Vous retrouverez plus de détails sur la glisse plus bas dans cet article.
Les tests de confort et d’ergonomie
L’ajout des éléments de protection ne doit en aucun cas détériorer le confort des porteurs. La chaussure de sécurité est là pour protéger, pas pour faire mal. C’est pourquoi des tests d’ergonomie et d’innocuité sont également réalisés.
A noter que l’ensemble des tests correspondant à la Norme Chaussures de sécurité EN ISO 20345 sont effectués par un organisme notifié et indépendant comme par exemple le Centre Technique du Cuir (CTC) pour la France.
Les exigences additionnelles de la Norme Chaussures de sécurité EN ISO 20345
La chaussure de sécurité a évoluée au fil des années en suivant les besoins des utilisateurs.
Des exigences additionnelles ont ainsi été ajoutées à la Norme Chaussures de sécurité EN ISO 20345 pour cadrer et fiabiliser la mise sur le marché des chaussures de sécurité. En voici la liste ci-dessous. Cliquez pour connaitre les détails de chaque exigence.
Les exigences de résistance au glissement SRA, SRB et SRC
Vient s’ajouter à ces exigences additionnelles les performances de la semelle de marche en termes de glisse qui sont représentées par les marquages SRA, SRB et SRC
| SRA
Résistance à la glisse testée sur un sol céramique avec ajout de Laurylsulfate de sodium (NaLS) qui peut être considéré comme du détergeant ou du produit de ménage. |
SRB : Résistance à la glisse testée sur un sol acier avec ajout de glycérine qui peut être considéré comme de l’huile |
Les tests du SRA et du SRB s’effectuent de la même manière mais avec des attentes différentes sur les résultats.
Dans les deux cas on incline la chaussure à un angle de 7°, puis on la soumet à une force de 500 N, avec l’ajout du Laurylsulfate de sodium (SRA) ou de la glycérine (SRB).
Exigences pour le SRA :
- Du talon vers l’avant (exigence de la norme > ou = 0.28)
- A plat vers l’avant (exigence de la norme > ou = 0.32)
Exigences pour le SRB :
- Du talon vers l’avant (exigence de la norme > ou = 0.13)
- A plat vers l’avant (exigence de la norme > ou = 0.18)